25 mars 2019

Les hommes des toits

Pete Hawk

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Par un matin d’hiver, Abdessamad ramone des cheminées sur le toit d’un immeuble de la place de l’Alma, dans le 16e arrondissement de Paris. Le jeune homme est ramoneur dans la capitale depuis cinq ans. Un métier dangereux et difficile, souvent transmis de père en fils. « Pour en vivre dignement, il faut ramoner plusieurs cheminées par jour, ce qui est rarement le cas », explique Pete Hawk, photographe australien installé à Paris depuis neuf ans.

À son arrivée, il a croisé des ramoneurs dans le métro ou dans la rue. « Ça m’a interpellé. Quand je pensais aux ramoneurs, je revoyais les films et photographies du début du 20e siècle. » Alors le photographe les suit de toits en toits. Et découvre une profession qui tend à se raréfier. En particulier dans la capitale, depuis qu’en 2015, la préfecture de Paris a strictement réglementé les feux de cheminées.

« Les Parisiens à qui j’ai expliqué mon projet n’en revenaient pas. Pour beaucoup, ce métier n’existait plus. En fait, pour la plupart des gens, les ramoneurs sont des invisibles. »

Cette photo a été prise par le photographe Pete Hawk.
Voir son site : https://petehawk.photoshelter.com/index

Clara Hesse

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